Voici une proposition de correction pour le commentaire composé et la dissertation. DEUXIÈME SUJET : COMMENTAIRE COMPOSÉ Pour ce commentaire, il s'agit d'analyser le texte de GUE Dan Désiré en suivant les deux axes proposés : le regard du narrateur sur la vie mondaine et les sentiments qui l'animent. Problématique possible : Comment le narrateur, à travers son introspection post-beuverie, dresse-t-il un portrait désabusé de la vie mondaine tout en révélant une profonde remise en question personnelle ? Plan détaillé : Introduction : Accroche : La thématique de la fête et de ses lendemains, souvent propice à l'introspection et à la remise en question. Présentation du texte : L'extrait de Au-delà du vice* de GUE Dan Désiré nous plonge dans les pensées d'un narrateur après une nuit d'excès, sur le chemin du retour. Annonce du sujet : Le texte nous invite à explorer le regard critique du narrateur sur la vie mondaine et les sentiments complexes qui l'assaillent. Annonce du plan : Nous étudierons d'abord le regard désabusé du narrateur sur la vie mondaine, puis les sentiments de remords et d'anxiété qui l'animent. I. Le regard désabusé du narrateur sur la vie mondaine. A. La critique de la superficialité et de l'hypocrisie sociale.* Le contraste entre le "soleil" et le "temps très beau dehors" et l'état intérieur du narrateur, marqué par la "nuit de beuverie" et les "remords". L'observation des "groupes de personnes endimanchées" rentrant de l'église, qui contraste avec le souvenir des fêtards du "Maquis le Vallon" qui venaient "s'encrapuler". Le narrateur perçoit une forme d'hypocrisie ou de décalage. Le passage de l'identification à la distance critique : le narrateur éprouve d'abord "le même sentiment" que les fêtards, puis les trouve "ridicules" et ressent de la "compassion" pour eux, marquant une prise de distance et un jugement. B. La dénonciation de la futilité et de l'excès.* La description de la beuverie comme un "exploit" vide de sens : "Estait-ce une belle manière d'exposer sa fortune en la "brûlant" ainsi ? Et le vida comme pour aiguiser mon appétit. C'est plutôt mon mépris qu'il s'attira." Ces questions rhétoriques soulignent l'absence de valeur réelle dans ces excès. La "lucidité" qui ramène à la réalité des "images confuses de mes derniers instants", montrant la vacuité de ces moments. La "vie mondaine" est présentée comme un lieu de dépense futile et de divertissements sans profondeur. II. Les sentiments complexes qui animent le narrateur. A. Le remords et la culpabilité post-beuverie.* Les "remords" qui "revinrent alors comme des bribes de souvenir d'un rêve lointain", indiquant une conscience morale qui se réveille après l'ivresse. Le "mépris qu'il s'attira" pour lui-même, signe d'une forte autocritique et d'une culpabilité. L'aveu de sa condition : "je me résignai tout de même à admettre que c'était un exploit de passer toute une nuit à se saouler", montrant une lucidité douloureuse. B. La honte et l'anxiété face aux conséquences.* Le désir d'éviter les connaissances : "ne voulais pas rencontrer des personnes qui me connaissaient et qui m'avaient certainement vu la veille", révélant un sentiment de honte. La peur de la confrontation familiale : "il fallait aussi que je me préparasse déjà à affronter maman", "les discussions allaient être âpres", soulignant l'anxiété face aux répercussions de ses actes. L'inquiétude pour son image et sa crédibilité : "Quel crédit accorderait-elle maintenant à ce que je lui dirais ?", montrant une perte de confiance en soi et une crainte du jugement. C. Une quête de sens et une remise en question personnelle.* L'introspection du narrateur, qui cherche à comprendre ses motivations et la valeur de ses actions. La prise de conscience de la futilité de ses actes et le début d'une possible évolution, même si l'incertitude demeure ("je ne savais"). Conclusion : Synthèse : Le texte de GUE Dan Désiré offre une plongée dans l'esprit d'un narrateur confronté aux conséquences de ses excès. Son regard sur la vie mondaine est teinté de désillusion et de critique, tandis que ses sentiments sont dominés par le remords, la honte et l'anxiété. Réponse à la problématique : Cette introspection révèle une conscience morale en éveil, qui, malgré la faiblesse passée, cherche à se confronter à la réalité et à ses responsabilités, marquant le début d'une possible émancipation personnelle. Ouverture : La thématique de la rédemption ou de la difficulté à changer, ou la dimension universelle de la quête de sens après l'excès. TROISIÈME SUJET : DISSERTATION LITTÉRAIRE Pour la dissertation sur l'affirmation d'Alex Kipré : "Écrire est exclusivement un acte collectif", il s'agit d'expliquer et de discuter cette idée en s'appuyant sur des œuvres littéraires. Problématique possible : L'écriture est-elle exclusivement un acte collectif, ou conserve-t-elle une dimension individuelle et solitaire, et comment ces deux aspects se conjuguent-ils dans la création littéraire ? Axes de réflexion (plan suggéré) : I. L'écriture comme acte profondément collectif. A. L'écrivain comme porte-parole d'une communauté ou d'une époque :* L'écriture témoigne des réalités sociales, politiques, historiques (ex: littérature engagée, romans historiques, témoignages). B. L'influence des lecteurs et de la réception :* L'œuvre n'existe pleinement que par son public, qui l'interprète et lui donne sens. L'écriture est un dialogue implicite avec le lecteur. C. L'intertextualité et l'héritage littéraire :* Tout écrivain s'inscrit dans une tradition, dialogue avec les œuvres passées, s'inspire ou réagit à d'autres textes. II. L'écriture comme acte individuel et solitaire. A. La singularité de la voix et de la vision de l'auteur :* Chaque écrivain apporte son style, sa perspective unique, sa subjectivité. L'écriture est une expression de l'individualité. B. Le processus créatif intime et personnel :* L'inspiration, la réflexion, le travail de rédaction sont souvent des moments de solitude profonde, d'introspection. C. L'écriture comme exploration de soi :* L'autobiographie, le journal intime, la fiction qui explore les profondeurs de l'âme humaine sont des exemples d'une écriture centrée sur l'individu. III. La synthèse : une tension féconde entre l'individuel et le collectif. L'écriture est un dialogue constant entre le moi et le monde, entre l'intime et l'universel. L'œuvre, fruit d'une solitude créatrice, est destinée à la collectivité et prend sens dans le partage. La richesse de l'écriture réside précisément dans cette capacité à articuler l'expérience individuelle avec les préoccupations collectives. Pour chaque partie, il est essentiel d'illustrer vos arguments avec des exemples précis tirés d'œuvres littéraires que vous avez lues ou étudiées. Drop the next question.