Voici la résolution de l'exercice :

Physics

ScanSolve AI Answer

Answer

L=R0⋅τL = R_0 \cdot \tau

Voici la résolution de l'exercice :

1. Étude du champ magnétique à l'intérieur du solénoïde

  • 1.1. Nommer les faces F1F_1 et F2F_2 du solénoïde. Sans la Figure 1, qui montrerait le sens d'enroulement du solénoïde ou le sens du courant, il est impossible de déterminer et de nommer spécifiquement les faces F1F_1 et F2F_2 comme pôle Nord ou Sud. Ces faces correspondent aux extrémités du solénoïde.

  • 1.2. Reproduire la Figure 1 et représenter:

    • 1.2.1. Le champ magnétique B⃗0\vec{B}_0 au centre O du solénoïde.
    • 1.2.2. Le spectre magnétique du solénoïde. La Figure 1 n'étant pas fournie, sa reproduction est impossible. Cependant, pour un solénoïde parcouru par un courant, le champ magnétique B⃗0\vec{B}_0 à l'intérieur est uniforme et parallèle à l'axe du solénoïde. Son sens est donné par la règle du tire-bouchon ou de la main droite. Le spectre magnétique d'un solénoïde est caractérisé par des lignes de champ parallèles et équidistantes à l'intérieur (indiquant un champ uniforme) et des lignes de champ courbées à l'extérieur, reliant les deux extrémités du solénoïde, de manière similaire à celles d'un aimant droit.
  • 1.3. Déterminer l'inductance de ce solénoïde. L'inductance LL d'un solénoïde est donnée par la formule :

    L=μ0N2SlL = \mu_0 \frac{N^2 S}{l}

    où μ0\mu_0 est la perméabilité magnétique du vide, NN est le nombre de spires, SS est l'aire de la section transversale du solénoïde et ll est sa longueur. Données : l=10 cm=0,1 ml = 10 \text{ cm} = 0,1 \text{ m}, N=3200N = 3200 spires, μ0=4π⋅10−7 SI\mu_0 = 4\pi \cdot 10^{-7} \text{ SI}. L'aire de la section transversale SS du solénoïde n'est pas fournie dans l'énoncé. Sans cette information, il est impossible de calculer numériquement la valeur de l'inductance LL.

2. Exploitation des expériences 2 et 3

  • 2.1. Dire ce qu'on observe au niveau des lampes L1L_1 et L2L_2 à la fermeture de K. D'après la Figure 2, le circuit se compose de deux branches parallèles après l'interrupteur K. La branche 1 contient la résistance R0R_0 et la lampe L1L_1. La branche 2 contient la bobine (d'inductance LL et de résistance R0R_0) et la lampe L2L_2. À la fermeture de l'interrupteur K :

    • La lampe L1L_1 s'allume immédiatement car le courant dans la branche 1 s'établit quasi instantanément (circuit purement résistif).
    • La lampe L2L_2 s'allume progressivement (avec un certain retard) car la bobine s'oppose à l'établissement du courant dans la branche 2 en raison de son inductance.
  • 2.2. Préciser:

    • 2.2.1. Le composant électrique responsable de ce phénomène physique. Le composant responsable de ce phénomène est la bobine (ou l'inductance).
    • 2.2.2. Le rôle joué par ce composant à la fermeture de K. À la fermeture de K, la bobine s'oppose à la variation du courant qui la traverse. Elle génère une force électromotrice (f.é.m.) induite qui s'oppose à l'établissement du courant, conformément à la loi de Lenz. Cela retarde l'établissement du courant dans la branche où elle se trouve.
  • 2.3. Montrer que L=R0⋅τL = R_0 \cdot \tau où τ\tau est la constante de temps du circuit. Considérons un circuit RL série composé d'une résistance R0R_0 et d'une inductance LL alimenté par une source de tension EE. L'équation différentielle régissant l'évolution du courant I(t)I(t) est donnée par la loi des mailles :

    E=R0I+LdIdtE = R_0 I + L \frac{dI}{dt}

    La solution de cette équation pour l'établissement du courant est de la forme :

    I(t)=Imax(1−e−t/τ)I(t) = I_{max} (1 - e^{-t/\tau})

    où Imax=ER0I_{max} = \frac{E}{R_0} est le courant en régime permanent et τ\tau est la constante de temps du circuit. En dérivant l'expression du courant par rapport au temps, on obtient :

    dIdt=Imaxτe−t/τ\frac{dI}{dt} = \frac{I_{max}}{\tau} e^{-t/\tau}

    Substituons I(t)I(t) et dIdt\frac{dI}{dt} dans l'équation différentielle :

    E=R0Imax(1−e−t/τ)+LImaxτe−t/τE = R_0 I_{max} (1 - e^{-t/\tau}) + L \frac{I_{max}}{\tau} e^{-t/\tau}

    Puisque E=R0ImaxE = R_0 I_{max} (valeur en régime permanent), on a :

    R0Imax=R0Imax(1−e−t/τ)+LImaxτe−t/τR_0 I_{max} = R_0 I_{max} (1 - e^{-t/\tau}) + L \frac{I_{max}}{\tau} e^{-t/\tau}

    En divisant par ImaxI_{max} (qui n'est pas nul) :

    R0=R0(1−e−t/τ)+Lτe−t/τR_0 = R_0 (1 - e^{-t/\tau}) + \frac{L}{\tau} e^{-t/\tau} R0=R0−R0e−t/τ+Lτe−t/τR_0 = R_0 - R_0 e^{-t/\tau} + \frac{L}{\tau} e^{-t/\tau} 0=−R0e−t/τ+Lτe−t/τ0 = - R_0 e^{-t/\tau} + \frac{L}{\tau} e^{-t/\tau} R0e−t/τ=Lτe−t/τR_0 e^{-t/\tau} = \frac{L}{\tau} e^{-t/\tau}

    Puisque e−t/τe^{-t/\tau} n'est pas nul, on peut diviser par e−t/τe^{-t/\tau} :

    R0=LτR_0 = \frac{L}{\tau}

    D'où, on en déduit :

    L=R0⋅τ\boxed{L = R_0 \cdot \tau}
  • 2.4. Déterminer à partir de l'expérience 3, les bornes de la bobine. L'expérience 3 montre la variation du courant I(t)I(t) traversant la bobine. La tension aux bornes de la bobine (en convention récepteur) est UL=LdIdtU_L = L \frac{dI}{dt}. Supposons que le courant II entre par la borne A et sorte par la borne B. Alors UL=VA−VBU_L = V_A - V_B.

    • De t=0t=0 à t=100 mst=100 \text{ ms} : Le courant II augmente (dIdt>0\frac{dI}{dt} > 0). La f.é.m. induite s'oppose à cette augmentation. La tension UL=LdIdtU_L = L \frac{dI}{dt} est positive. Donc VA−VB>0V_A - V_B > 0, ce qui signifie que la borne d'entrée (A) est à un potentiel plus élevé que la borne de sortie (B). La bobine se comporte comme un récepteur.
    • De t=100 mst=100 \text{ ms} à t=200 mst=200 \text{ ms} : Le courant II est constant (dIdt=0\frac{dI}{dt} = 0). Il n'y a pas de f.é.m. induite. La tension UL=0U_L = 0. Donc VA−VB=0V_A - V_B = 0, ce qui signifie que les deux bornes sont au même potentiel (en négligeant la résistance interne R0R_0 pour la f.é.m. induite). La bobine se comporte comme une simple résistance R0R_0.
    • De t=200 mst=200 \text{ ms} à t=400 mst=400 \text{ ms} : Le courant II diminue (dIdt<0\frac{dI}{dt} < 0). La f.é.m. induite s'oppose à cette diminution (elle essaie de maintenir le courant). La tension UL=LdIdtU_L = L \frac{dI}{dt} est négative. Donc VA−VB<0V_A - V_B < 0, ce qui signifie que la borne d'entrée (A) est à un potentiel plus bas que la borne de sortie (B). La bobine se comporte comme un générateur.

    En résumé, la polarité des bornes de la bobine dépend du sens de variation du courant :

    • Quand le courant augmente, la borne d'entrée est au potentiel le plus élevé.
    • Quand le courant diminue, la borne d'entrée est au potentiel le plus bas.
    • Quand le courant est constant, les bornes sont au même potentiel (pour la f.é.m. induite).
Was this helpful?

Try one yourself

A new problem that tests the same skill.

Still stuck on this one?

Ask a follow-up, and the answer starts from this question.

Got a different question?Ask your own question